Le Dr Jennifer Gunter, une gynécologue américaine s’insurge sur son compte Twitter contre les éponges menstruelles. Un produit beaucoup promu sur Internet comme une alternative naturelle aux tampons et serviettes hygiéniques qui est loin d’être sans danger et pourrait favoriser le choc toxique.

Face au cas de

choc toxiques de plus en plus fréquents et aux doutes concernant les composants douteux contenus dans les tampons et serviettes hygiéniques, les femmes cherchent de plus en plus d’alternatives. Mais attention ! Ce qui se veut naturel ne veut pas forcément dire sans danger. Une mise en garde donnée par la gynécologue américaine, le Dr Jennifer Gunter sur son compte Twitter, le 30 avril 2019 après avoir constaté la publicité d’un kit d’ “éponges menstruelles” sur les réseaux sociaux.

“Ceux qui font la promotion des éponges menstruelles à insérer dans le

vagin ne font qu’accentuer le risque de faire grandir des germes à l’intérieur du vagin qui peuvent être responsables d’un choc toxique. C’est scandaleux et illégal”, tweete la spécialiste en rappelant qu’aucune validation sanitaire n’a été donnée pour ce genre de produit.

Les éponges menstruelles : qu’est-ce que c’est ?Il s’agit de petites éponges de mer vendues principalement sur Internet qui s’insèrent à l’intérieur du vagin dans le but d’absorber le sang des

règles. Le concept de ces éponges de mer se base sur le fait qu’elles utilisent l’eau dans le corps comme elles le font dans les fonds marins pour se nourrir et absorber tout ce qui est mauvais. Même si ces kits sont vendus avec des huiles essentielles et un manuel pour indiquer comment bien nettoyer l’éponge après utilisation pour la ré-utiliser après pour le Dr Jennifer Gunter :“c’est dangereux”.“Elles contiennent des germes qui peuvent se développer dans le vagin”En 2016, la gynécologue mettait déjà en garde contre les éponges menstruelles sur son blog. “Les éponges de mer ne ressemblent pas aux éponges que vous avez dans votre cuisine, elles sont exactement pareil”, écrivait-elle.  Elle cite une étude menée par la Food and Drug Administration (l’équivalent de l’agence du médicament en France, NDLR) menée dans les années 90 ayant montré que les éponges menstruelles contenaient du sable et des bactéries, mais pire encore de la moisissure. Un échantillon avait même été testé positif au

staphylocoque doré. “Ces éponges contiennent des germes. Si un morceau reste dans le vagin, stagne et se développe, tout l’éco-système vaginal est perturbé et cela peut être très dangereux”, ajoute la spécialiste.Un nouveau combat pour cette gynécologue qui s’insurgeait déjà au mois d’avril dernier contre les femmes qui relayaient sur les réseaux sociaux un remède de grand-mère consistant à

mettre de l’ail dans le vagin pour éliminer les bactéries.